ADSE – Retour sur le CHSCT de septembre

Négociation infra DP – Les délégués du personnel : une instance de proximité qui doit le rester

Nous sommes au lendemain des négociations infra DP et à la veille des élections professionnelles.

Au cours des 3 séances de négociation pour l’ADSE, la CGT a été force de propositions, de dialogue et d’ouverture puisque nous sommes partis d’une volonté d’obtenir 9 instances et 30 sièges pour arriver à une proposition finale de 5 instances et 26 sièges. Proposition partagée par l’ensemble des organisations syndicales représentatives.

La CGT, dans un souci de proximité et d’accessibilité, a défendu cette proposition et cela malgré sa faible représentation au sein de l’ADSE. Nous supposons que, dans l’intérêt des salariés, les autres organisations syndicales auraient eu la même attitude.

Nous tenons en revanche à souligner notre étonnement face aux représentants de la Direction de n’avoir eu pour seul objectif que la diminution du nombre d’instances, faisant de ce critère la seule condition à l’ouverture du dialogue avec les organisations syndicales.

Conscients que nos objectifs sont divergents, nous sommes satisfaits que la commission nationale ait confirmé la proposition des organisations syndicales à 5 instances et 26 sièges.

Le CHSCT est la parfaite illustration des difficultés que posent la réductions du nombre d’instance. En effet, 8 départements à parcourir, des dizaines de boutiques à explorer et presque 800 salarié-es à rencontrer sont bien évidemment des entraves au bon fonctionnement de celui-ci.

Une direction qui fait (dis)fonctionner le CHSCT comme elle le veut

L’un des points importants abordé lors du CHSCT était la modification du règlement intérieur prévue par Orange et notamment la mise en œuvre d’un article sur le respect du secret professionnel, la confidentialité et la sécurisation de l’information.

Aucun(e) salarié(e) ne peut, au nom de l’entreprise, prendre la parole en public, publier ou répondre à une interview, sans y avoir été autorisé(e) par une personne habilitée.

Cet article est une porte ouverte à la mise en place d’une vraie restriction de la liberté d’expression pour les salariés du groupe. Outre le droit de réserve lié à son contrat de travail, chaque salarié d’Orange doit pouvoir s’exprimer comme il le souhaite et en totale liberté.

L’entreprise n’a pas à museler la parole de ses salariés. Qui peut savoir ce qu’Orange contrôlera demain au nom de cet article (réseaux sociaux, forums de discutions, tracts syndicaux…) ? Nous considérons qu’un employeur ne peut pas dicter la conduite d’un salarié sous prétexte d’un rapport de subordination.

Nous nous étonnons donc du manque d’attention et d’écoute de la direction à ce sujet, qui est capital pour nous. Il nous semble anormal de refuser aux élus du temps supplémentaire pour étudier ce dossier en s’opposant au report d’audience demandé par la CGT quand ce dernier a été accordé dans d’autres unités.

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