Stress à Orange – Sécafi vous passe au crible… et ce n’est pas brillant !

La crise sociale génératrice de nombreux suicides et pour laquelle un procès se tient actuellement a été le point de départ d’une grande enquête afin d’en mesurer l’ampleur. Les accords qui ont suivis ont permit la création du CNPS (Comité National de Prévention de Stress) qui engage périodiquement une enquête auprès de l’ensemble du personnel d’Orange France.Cette dernière est aujourd’hui mené par Secafi, cabinet d’expertise indépendant.

Des améliorations qui se font attendre

Les résultats de l’année 2019 font apparaitre que les difficultés identifiées les années précédentes ne se règlent pas. Parmi les problématiques décrites par les salariés on note par exemple la présence d’un SI qui ralentit leur travail ou encore une autonomie au travail loin d’être satisfaisante.

Ce ne sont que des exemples d’une organisation globale du travail qui ne parvient toujours pas à maitriser la complexité ni à gérer l’urgence. Les réponses mettent en avant des tâches sans cesse interrompues, un travail toujours plus complexe et bousculé…

S’ajoutent à cela les difficultés inhérentes au déploiement du Projet Compliance, délétère pour les conditions et l’efficacité au travail. On assiste littéralement à du « travail empêché » qui perd de sa valeur aux yeux des salariés. Cette mise en œuvre met donc à mal la coopération entre les services, sujet pourtant fondamental dans une entreprise comme Orange.

Autre point alarmant, à la question « Êtes-vous en train de vivre ou vous attendez-vous à vivre un changement indésirable dans votre situation de travail », le taux de réponses positive à explosé. C’est-à-dire qu’aujourd’hui en 2019, le nombre de salariés qui anticipe de vivre une situation indésirable est plus élevé qu’en 2009, période de la crise sociale.

Ceci s’explique notamment par les multiples projets de réorganisation, le regroupement des DO, les fusions d’entités, l’accroissement de la sous-traitance et surtout le manque de visibilité sur l’avenir de l’entreprise… Tous dénoncés par la CGT. En UI, 1/3 de l’effectif dit avoir changé de poste entre 2016 et 2018 !

Et comme un mauvais refrain qui reviendrait sans cesse, chacun des rapports qui suit le questionnaire triannuel révèle encore un niveau de stress décompensé trop important chez les salariés. 23% d’entre eux sont en état de risque jugé fort ou sévère. On remarque d’ailleurs que l’intérêt de ces derniers pour l’enquête augmente en même temps que les conditions de travail se dégrade.

Stress décompensé : quand le corps parle

En médecine, la décompensation désigne la dégradation, souvent brutale, d’un organe ou d’un organisme qui était jusqu’alors maintenu en équilibre par des mécanismes de compensation qui empêchaient la survenue de ce dérèglement. La notion de situation de stress décompensé évoque une situation où les troubles liés au stress ne sont plus compensés et ont alors un impact avéré sur la santé. Autrement dit : le stress génère des souffrances réelles pour le corps et l’esprit.

Cette enquête démontre que c’est aujourd’hui le cas pour un trop grand nombre de salariés. Quand le travail devrait être vecteur d’épanouissement, porteur de sens, facteur d’émancipation, chez Orange il est encore trop souvent générateur de stress.

Les symptômes du stress

Les symptômes du stress sont mal connus et plus nombreux qu’on ne le croit. Parmi ces derniers : douleurs musculaires ou articulaires, troubles du sommeil, symptômes digestifs, conduites addictives… Non repérés ils peuvent conduire à de nombreuses pathologies telles que l’hypertension, le diabète ou la dépression.

Alors, stressé au travail ? Faites le test !

Les résultats par activité

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